La gouvernance d’une coopérative agricole est un chantier permanent qui par définition n’est jamais achevé. Les équilibres sont précaires et demandent une attention constante. Six chantiers apparaissent comme prioritaires.

1- La relation aux adhérents.

Maintenir un lien direct et veiller à ce que l’activité réelle de la coopérative soit en phase avec sa vocation et les intérêts des adhérents. Exposer et expliquer la stratégie aux adhérents tout en engageant une dynamique de progrès. Maintenir la vitalité et l’implication des adhérents. Former et informer les adhérents.

2- Habiter stratégiquement les territoires.

Structurer et améliorer le dialogue avec la société civile et les riverains. Anticiper les évolutions de la société et les attentes des parties prenantes. Créer et renforcer l’ancrage territorial et les liens d’affaires. Mieux communiquer auprès des territoires et améliorer la visibilité de la coopérative dans le périmètre territorial. Informer sur les bienfaits de la coopérative pour le(s) territoire(s). Aider les adhérents de la coopérative à s’insérer positivement dans leurs territoires.

3- Gérer les parcours et compétences des administrateurs.

Disposer d’un conseil d’administration à la hauteur des enjeux stratégiques. Identifier les futurs administrateurs. Faciliter l’intégration des nouveaux administrateurs. Parcours de formation personnalisés. Féminisation des conseils d’administration. Eviter que les administrateurs fassent office de super-contrôleurs ou de dirigeants bis. Établir une relation de confiance avec les dirigeants. Stabiliser les règles de fonctionnement et de décision du conseil d’administration via un règlement intérieur.

4- Apporter une vision stratégique en conseil d’administration.

Garantir une influence politique et stratégique des élus de la coopérative face aux dirigeants. Organiser efficacement l’animation de la gouvernance en fonction de la structure du groupe coopératif. Affirmer la solidarité des membres du conseil et parler d’une seule voix. Assumer les choix du conseil devant les adhérents. Défendre simultanément l’intérêt des adhérents et l’intérêt de la coopérative. Veiller à un équilibre des pouvoirs.

5- Piloter un groupe coopératif internationalisé.

Maintenir le contrôle sur les filiales et leur développement. Assurer la cohérence d’ensemble du groupe coopératif. Diversifier les revenus de la coopérative. Traiter de façon équitable les territoires d’implantation. Financer le développement futur de la coopérative. S’assurer que les stratégies de diversification servent les intérêts de la coopérative et ceux des adhérents.

6- Impliquer les salariés dans la gouvernance.

Limiter la distance entre élus, adhérents, dirigeants et salariés. Favoriser la convergence d’intérêts entre salariés et adhérents. Permettre aux salariés de bien comprendre les besoins des adhérents. Impliquer les salariés. Instaurer un dialogue stratégique entre les salariés et les adhérents. Mobiliser et valoriser le capital humain.